Adoption d’un système alternatif de tenue des réunions et des activités entre les deux communes

  La forêt est censée être gérée en intercommunalité. Les deux communes étant politiquement rivales puisque appartenant à 2 obédiences politiques différentes (une gérée par le parti au pouvoir et l’autre par un parti d’opposition), il faut éviter d’organiser toutes les réunions et manifestations dans une seule commune. Chacune des communes doit pouvoir organiser et accueillir l’autre de manière alternative. La stratégie de l’alternance de tenue des réunions dans les deux communes a permis de favoriser la participation avec l'encadrement des autorités administratives et municipales.

  • L’existence d’un décret de création de la forêt et la proximité géographique des deux communes qui relèvent d’un même département administratif.
  • la fierté affichée pour les acteurs de chaque commune d’avoir la responsabilité d’héberger l’activité et d’accueillir tous les autres.
  •  Le système alternatif permet de veiller aux principes d’intercommunalité et d’équité
  • Ce système permet de renforcer en permanence la conscience de l’importance de la gestion durable des forêts dans les deux communes
Sensibilisation des parties prenantes

Echanges avec les parties prenantes pour une mise en contexte permettant de relever le rôle de chaque acteur pour plus d’efficacité dans la mise en œuvre. Ainsi, une mission de terrain a été réalisée dans le but de rencontrer les autorités locales (Sous-préfets, et maires), l’administration locale du Ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF), les élus locaux, les chefs traditionnels, les élites et guides locaux.

  •  Une bonne  expérience historique de travail dans le site
  • L'implication pratique des personnes ressources locales
  • La réceptivité des autorités administratives, traditionnelles et des élus locaux.
  • La mise en application stricte des mesures anti-Covid 19 édictées par l'autorité administrative
  • L’implication des autorités locales permet d’atténuer certains conflits
  • Il est indispensable de toucher une grande variété de parties prenantes, notamment les femmes qui maîtrisent mieux les services offerts par la forêt
  • Savoir que malgré tout il y aura toujours des personnes qui estiment qu’ils n’ont pas été impliquées ; en pratique, il est impossible de toucher tout le monde
Njal Njock Simon
Sensibilisation des parties prenantes
Choix d’un coach expérimenté pour former et conduire l’exercice
Adoption d’un système alternatif de tenue des réunions et des activités entre les deux communes
Dialogue et identification des priorités
Opération de reboisement

L’opération de reboisement des bassins versants dégradés est considérée comme un moyen de sensibilisation des communautés locales. Elle permet aussi la conservation de la biodiversité locale, la reconquête de la forêt étant une solution de lutter contre l’érosion des sols.

C’était l’enthousiasme de la population locale de la tribu où se trouve le site de plantation, des collégiens, des associations environnementale et culturelle qui a permis de réaliser avec succès l’opération de reboisement. Les pépiniéristes locaux qui produisent les plants endémiques et autochtones ont assuré l’approvisionnement des plants nécessaires en termes de nombre et de qualité.

L’oubli de ne pas mettre de paillage autour de jeunes plants pourrait entraîner une conséquence néfaste pour eux. Autrement dit, le taux de mortalité de jeunes plants est supérieur par rapport aux jeunes plants empaillés.

Création des outils de communication

Le projet est basé sur des activités de sensibilisation. En effet, la création des supports de communication est une excellente démarche pour accompagner les actions de sensibilisation :

- la case environnement fabriquée sur le site d’animation a aidé les activités proposées au public scolaire sur la transmission des connaissances sur les espèces patrimoniales indiquées sur des panneaux. On a mis en avant les langues locales, en collaboration étroite avec l’Agence des Langues Kanak, avec la traduction en français.

- des photos ont été réalisées pour remettre aux communautés locales participant aux réunions de concertation. Des panneaux sur les espèces patrimoniales et les valeurs culturelles des ressources en eau potable ont été fabriqués.

- un film documentaire permettant de valoriser le projet a été réalisé par un membre de l’équipe de projet après sa formation vidéo organisée par un prestataire professionnel dès le début de la mise en œuvre du projet ;

- pour la visibilité du projet, on a fabriqué des t-shirts, casquettes et sacs écologiques sur lesquels les logos de financeurs ont été apposés.

La réelle volonté de l’équipe du projet de prendre en main les différentes activités liées à la création des supports de communications contribue à leur achèvement : contact des prestataires, conception des panneaux, organisation logistique pour le bon déroulement de la formation vidéo et de la réalisation du film documentaire.

La mauvaise gestion du temps pour les activités entraîne le retard de la fin du projet. Il faudrait prendre une marge d'au moins une quinzaine de jours pour assurer la clôture de toutes les activités prévues avant la fin de la mise en œuvre du projet.

Organisation des actions de sensibilisation

Le but de l’organisation des actions de sensibilisation sur la biodiversité et de la ressource en eau est d’informer et de sensibiliser le public face aux problématiques liés à l’environnement, plus particulièrement, sur la biodiversité locale et la ressource en eau. Trois résultats ont été définis :

- l’organisation de la Journée Mondiale de l’Eau, afin de sensibiliser le public notamment scolaire sur les problématiques et le savoir-faire traditionnel relatif à la ressource en eau ;

- l’organisation d’une journée d’échange et de transmission sur les services rendus par la nature, notamment les ressources en eau ;

- la restitution dans les tribus des actions réalisées lors de la mise en œuvre du projet suivi de la distribution des livrets et une photo prise lors de la réunion de concertation.

Les partenaires sollicités on été tous présents pour assurer leurs animations relatives au patrimoine « Eau » lors de la Journée Mondiale de l’Eau. Ils se sont bien impliqués. Il en est de même pour le public scolaire invité - il a répondu favorablement pour participer à cette journée.

Quant aux réunions de restitution de la fin du projet, les communautés locales sont venus en nombre reflétant leur enthousiasme d’avoir envie de protéger leur environnement et leurs ressources en eau.

Le choix de mettre les réunions de restitution vers la fin du projet n’est pas idéal dans la mesure où il n’y a pas de marge de temps suffisante pour organiser toutes les réunions si jamais il y a un empêchement majeur de tribus. D’ailleurs, l’équipe du projet a rencontré cette incidence où il y avait trois tribus endeuillées. Par conséquent, l’équipe a été obligée de prolonger les activités d'une semaine après la fin officielle de la mise en œuvre du projet.

Elaboration d’un livret sur la culture et la nature

Le livret a pour but de créer un outil ou guide pratique destiné aux chefs de clans, aux coutumiers de toutes les tribus de la commune de Hienghène, sur les mesures de gestion de l’environnement basées sur la culture. Le contenu de ce livret comprend la méthodologie de l’organisation et de la conduite des réunions de concertation, et les synthèses de chaque réunion de concertation. On y trouve aussi un tableau qui récapitule les synthèses de toutes les tribus éloignées de la réserve de nature sauvage. Il en est de même pour les 5 tribus à proximité de cette réserve. Comme les gens se sont exprimés librement en leurs langues, l’Académie des Langues Kanak, partie prenante du projet, assure la vérification des textes en langues locales. La phase finale du livret consiste en l’infographie et l’impression réalisées par les prestataires hors site du projet.

La volonté et l’énergie fournie par l’équipe du projet, ainsi que le travail des traducteurs en langues locales, contribuent au succès de la réalisation du livret, outil ou guide pratique des communautés locales sur l’intégration du volet culturel dans les mesures de gestion de l’environnement.

 

L’équipe du projet a eu du mal à concevoir le livret par manque de compétence. Il a fallu avoir beaucoup de temps de travail commun pour y arriver. Une formation sur la conception d’un ouvrage ou d’un livre serait nécessaire au préalable. La traduction a pris du temps, car l’Académie des Langues Kanak ne pouvait pas avoir suffisamment de traducteurs pour répondre dans le temps à notre besoin sur la traduction et la correction des textes.

Collecter efficacement les données sous l'eau

L’organisation des travaux sous-marins se doit d’être claire, concise et sécurisée pour tous les plongeurs. Un protocole simple mais efficace permet d’optimiser la récolte de données. Le matériel doit être pensé pour faciliter la prise de notes et de photographies. Un rappel du protocole avant chaque plongée est impératif, il permet de rappeler aux plongeurs le but de l’étude et les consignes de sécurité. Aussi, les plongeurs sont sollicités à décrire le milieu environnant, ceci les incite à relever des données complémentaires ou prendre des photographies du substrat, de la pente ou des autres animaux rencontrés, etc. 

  • Etablir une organisation de plongée claire et fiable.

  • Définir d’un même protocole simple et efficace.

  • S’équiper de matériel opérationnel (scuba, plaquette, appareil photo sous-marin,etc.).

  • Noter le plus de données possibles sur l’animal (mesures, profondeur, position, comportement, etc.).

  • Toujours ajouter des commentaires sur les caractéristiques du milieu (sédiment, algues, etc.).

  • Noter la météo et les facteurs abiotiques (courant, houle, etc.) pour chaque plongée. 

 

  • Toujours avoir un ou deux plans de secours. 
  • Tout anticiper.
  • Avoir un planning fexible en cas de mauvaise météo.
  • Avoir des plongeurs professionnels formés à l'identification de l'espèce.
  • Avoir des plongeurs professionnels fiables.
Former à l'identification de l’espèce

Les pêcheurs experts sont encouragés à former les plongeurs professionnels à l'identification de l’holothurie à mamelles. Les pêcheurs sont valorisés lors du partage de leurs anciennes techniques de reconnaissance de l’animal (suivi de fèces, recherche circulaire, etc.). 

  • Établir une organisation de plongée claire et fiable.

  • Définir d’un même protocole simple et efficace.

  • S’équiper de matériel opérationnel (scuba, plaquette, appareil photo sous-marin,etc.).

  • Noter le plus de données possibles sur l’animal (mesures, profondeur, position, comportement, etc.).

  • Toujours ajouter des commentaires sur les caractéristiques du milieu (sédiment, algues, etc.).

  • Noter la météo et les facteurs abiotiques (courant, houle, etc.) pour chaque plongée. 

  • Toujours instaurer un climat de respect et d'égalité entre tous les acteurs.
  • Valoriser le travail d'équipe.
  • Mettre à disposition les matériaux et les supports de formation nécessaires.
  • Ouvrir les discussions au partage d'expérience de terrain.
ACCMP Dayu Biik
Elaboration d’un livret sur la culture et la nature
Organisation des actions de sensibilisation
Création des outils de communication
Opération de reboisement