Soutenir les activités économiques connexes et les revenus alternatifs

Afin de renforcer le système de surveillance participative, mais aussi de préserver le savoir-faire local ancestral et le patrimoine maritime, le PNBA a mis en place un chantier naval communautaire à R'Gueiba. Ce chantier est consacré à la rénovation et à la construction de bateaux Imraguen. Il est géré par la coopérative de menuisiers locaux "El Ittihad", qui regroupe 8 Imraguen formés par le PNBA avec l'aide de menuisiers navals bretons français. Les femmes sont chargées de la taille et de l'entretien des voiles. En outre, des activités d'écotourisme sont menées – principalement par des femmes – dans le but d'offrir des activités alternatives génératrices de revenus, et donc de réduire les pressions anthropiques sur les ressources halieutiques.

La poursuite d'activités alternatives génératrices de revenus est facilitée par le système de gouvernance partagée établi au sein du PNBA, qui a jeté les bases de réunions régulières entre les gestionnaires du parc et la population. Au cours de ces réunions, les ressources et les besoins des Imraguen peuvent être cartographiés.

Si le développement de l'écotourisme a le potentiel de promouvoir l'emploi et de générer d'autres sources de revenus au sein de la communauté Imraguen, et donc de contribuer à réduire la pression sur les ressources de pêche, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer les impacts actuels de cette activité.

Gouvernance partagée

Le système de surveillance maritime participative du PNBA est le résultat d'un partenariat tripartite, qui intègre la population résidente d'Imraguen, aux côtés des gestionnaires du parc et des gardes-côtes (GCM). Ce système vise à contrôler l'entrée des bateaux provenant de l'extérieur du PNBA, notamment les pirogues motorisées, qui sont interdites dans le parc depuis sa création en 1976. Le respect du calendrier des saisons de pêche est aujourd'hui considéré comme un modèle réussi dans la sous-région ouest-africaine. L'expérience du PNBA a bénéficié au Réseau régional des aires marines protégées d'Afrique de l'Ouest (RAMPAO), notamment par le biais de missions d'appui technique et de visites d'échange. Le fonctionnement du mécanisme de surveillance participative du PNBA a comme caractéristique centrale la représentativité de trois entités à bord de chaque navire de surveillance : un agent du PNBA, un agent du GCM et un représentant de la population Imraguen. Il a jusqu'à présent contribué à la réduction de l'exploitation illégale des ressources, par l'application de règles de gestion convenues conjointement avec la population résidente

Tous les secteurs sont représentés aux réunions du comité : pêcheurs, marchands de poisson, femmes transformatrices et charpentiers de bateaux. En outre, à bord des bateaux de surveillance qui patrouillent dans les eaux du parc, un représentant de chacune des trois parties de la surveillance maritime est présent : un agent du PNBA, un agent des garde-côtes et un représentant de la population locale (désigné par la population elle-même).

La présence de ces trois représentants à bord de chaque navire de surveillance s'est avérée faciliter les interventions, réduisant les risques potentiels de corruption des pêcheurs qui sont arraisonnés en cas d'infraction.

Formation

Le personnel du groupe « Héroes del Triunfo » doit être constamment formé, tant sur le plan pédagogique que technique, en vue d’assurer le bon déroulement des camps.

Jaqui est une communicatrice et une animatrice radio, elle possède donc de nombreuses compétences dont elle fait profiter son équipe.

Des partenariats ont été noués avec des organisations qui proposent des formations.

Des évaluations doivent être effectuées après chaque camp afin d’identifier les domaines d’opportunité.

Direction dynamique

La direction dynamique assurée par Jaqui est fondamentale pour motiver les enfants et les parents à participer aux camps.

 

 

1. Il existe de bonnes relations avec les institutions qui travaillent dans les zones naturelles protégées. Certaines d’entre elles dispensent une formation sur les questions environnementales pour s’assurer que l’information communiquée dans le cadre des camps est correcte.

2. Jaqui est une personne qui inspire confiance. C’est une qualité indispensable pour mener à bien son travail.

Pour obtenir un soutien et les permis de visite des zones naturelles, il est indispensable d’entretenir de bonnes relations avec les gouvernements locaux, car ce sont eux les administrateurs.

Travail à proximité de la communauté

Le travail à proximité de la communauté se fait dans le respect de la diversité des traditions, en tenant compte des résistances.

 

Le travail communautaire est fondé sur les intérêts et les nécessités des communautés. Celles-ci sont les principales intervenantes dans la recherche de solutions.

 

Les processus de gouvernance appliqués par l’Institut visent à faciliter la communication entre les organisations et les communautés. C’est pourquoi l’Institut organise des ateliers de gestion inclusive.

 

  1. 1. Au Brésil, on sait que 90 % des initiatives de conservation de la nature sont liées aux communautés locales. En partant de ce principe, l’Institut établit des relations et un plan de travail à long terme.

    2. L’établissement de liens de confiance avec les communautés est indispensable pour travailler en étroite collaboration avec elles.

    3. Les processus de gouvernance mis en place par les gouvernements.

    4. Les processus de gouvernance dans les zones de conservation autochtones et communautaires.

  1. Plusieurs organisations ont mené des initiatives infructueuses de conservation et de développement parce qu’elles n’ont pas su comprendre et respecter les communautés.
  2. De nombreuses organisations ne comprennent toujours pas que 90 % des projets de conservation sont liés aux communautés et aux peuples autochtones.
  3. Il est important de travailler en tenant compte du processus de gouvernance des gouvernements, car la gestion efficace du territoire nécessite la participation des parties prenantes.
Formation au sein des communautés

Outre la mission de combattre les feux de forêt, les brigades de volontaires incitent la population des communautés avoisinantes à réduire l’usage de l’agriculture sur brûlis. Pour ce faire, elles leur rendent visite pour les sensibiliser à la norme officielle mexicaine NOM 015 qui régit l’utilisation de l’agriculture sur brûlis. 

L’exercice mène à des ententes consistant à éviter l’usage de cette pratique dans les sites à proximité de la Réserve, et, dans certaines conditions, à les programmer dans des lieux autorisés.

La formation en communication des brigades de volontaires.

 

Du matériel complémentaire fourni au cours des échanges avec les producteurs.  

 

Les membres des brigades de volontaires sont issus des communautés de la région du volcan, c’est pourquoi leur message est bien reçu par la population locale.

 

Les activités doivent être programmées de sorte que les échanges au sujet de l’agriculture sur brûlis se fassent avant le début de la saison des semailles lorsque cette pratique est utilisée. 

 

Il convient d’assurer un message continu par divers moyens, notamment des discussions, des prospectus, du matériel didactique, des affiches, la radio, etc.

Formation des brigades de volontaires

Une fois formés par la CONANP en partenariat avec la CONAFOR, les combattants de feux de forêt convoquent, forment et équipent à leur tour des membres des communautés de la région du volcan en vue de constituer des brigades de volontaires locales. D’autres fonds peuvent compléter le budget de la CONANP. En 2020, par exemple, le FONCET [Fonds de conservation El Triunfo] a donné un camion pour assurer le transport des brigades de volontaires dans la région.

 

À ce jour, 45 membres des communautés de la région du volcan sont formés au combat des feux de forêt.

 

 

 

 

Une bonne relation entre les communautés et les autorités de la CONANP et d’autres organismes, car ce sont elles qui convoquent les personnes.

 

Leur présence à proximité de la Réserve permet aux membres des brigades de volontaires d’arriver rapidement sur les lieux, au besoin.

 

Des échanges d’expériences et une bonne relation avec les brigades de volontaires du Guatemala, étant donné que le volcan est transfrontalier.

 

Le budget des formations doit couvrir le matériel. Il est arrivé plusieurs fois que des brigades de volontaires dûment formées ne disposent pas du matériel requis pour aller combattre des feux.

C’est pourquoi il faut prévoir un budget pour outiller les équipes, et remplacer le matériel endommagé. Il est fondamental de mettre tout en œuvre pour que le travail soit effectué en réduisant les risques.

 

 

Formation et préparation du personnel

Il est important que des membres du personnel de la CONANP soient formés et spécialisés en gestion des feux de forêt. C’est pourquoi la Commission a obtenu des subventions pour que son personnel puisse suivre les cours de la CONAFOR [Commission nationale forestière du Mexique] en partenariat avec le Service national des forêts des États-Unis. La CONANP doit couvrir les indemnités afférentes.

 

Des partenariats avec la CONAFOR et des organismes spécialisés dans la gestion des feux.

 

Un personnel désireux d’acquérir de nouvelles connaissances.

 

 

 

Les possibilités de formation sont nombreuses. Il faut une planification efficiente du temps pour les mettre à profit.

 

Il est nécessaire d’investir dans ces formations, car elles sont fondamentales pour que le personnel de la CONANP puisse à son tour assurer l’apprentissage initial des brigades de volontaires.

 

La formation est ouverte aussi bien aux hommes qu’aux femmes.

Récifs artificiels

Une autre activité connexe importante a été l'identification de l'emplacement de récifs artificiels, afin d'augmenter la biomasse des poissons. La carte des herbiers marins produite ultérieurement par le comité de gestion de l'AMP s'est avérée particulièrement utile pour sélectionner les zones sans herbiers marins afin de placer ces récifs artificiels.

La submersion de récifs artificiels a déjà été testée avec le soutien de l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) en 2009. Par ailleurs, le Centre de recherche sénégalais sur l'aquaculture et les moules (CRAMS) situé à M'bodiène, au nord de Joal-Fadiouth, développait et plaçait en même temps des récifs artificiels au sein d'une ferme aquacole. 

 

Les pêcheurs de Joal-Fadiouth se sont montrés particulièrement intéressés par l'immersion de récifs similaires dans leur AMP, afin d'attirer les poissons et de diversifier l'activité de pêche.

Le CRAMS a dû faire face à la perte de certains poissons qui s'échappaient des cages, mais aussi au fait que l'ombre des cages avait tendance à attirer les poissons sauvages. Cette abondance de poissons sauvages et de poissons d'élevage échappés autour de la ferme a attiré les pêcheurs locaux, ce qui a souvent entraîné des dommages aux cages et donc des conflits avec l'équipe du CRAMS. L'équipe a donc déployé plusieurs récifs artificiels autour des cages (constitués de plateaux de mollusques, largement consommés par les Sénégalais). Non seulement l'effet du récif artificiel a-t-il entraîné une augmentation de la biomasse de poissons, mais celui-ci a également empêché les pêcheurs d'entrer dans les cages à poissons.

Activités de sensibilisation

Dans chaque quartier de Joal-Fadiouth, des activités de sensibilisation ont été menées. Des courts métrages, y compris des images sous-marines montrant des pêcheurs plongeant à la recherche d'herbiers marins, ont été présentés à la communauté élargie des pêcheurs. Les films ont été projetés la nuit, suivis de débats avec l'équipe de gestion de l'AMP.  Alors que les pêcheurs étaient ciblés par des réunions spécifiques ou en écoutant les nombreuses interventions de l'équipe de l'AMP à la radio locale, ces films et débats ont été l'occasion de toucher les autres membres de des familles et du voisinage.

Des activités de sensibilisation telles que la projection de films ou des interviews radiophoniques ont été régulièrement menées par l'équipe de l'AMP depuis sa création. Les pêcheurs et les habitants étaient habitués à entendre les messages de l'équipe de gestion, qui étaient crédibles.

Cela a permis de sensibiliser au rôle essentiel que jouent les herbiers marins en tant que zones de nurserie et d'alimentation dans leur AMP, et de souligner l'importance de leur conservation pour les générations de pêcheurs actuelles et futures. En outre, des équipements de plongée supplémentaires ont été achetés afin de permettre aux pêcheurs locaux de voir les herbiers marins par eux-mêmes. La sensibilisation accrue des pêcheurs aux herbiers marins les a amenés à demander un zonage et un marquage appropriés de l'AMP, afin d'éviter les dommages involontaires causés aux herbiers marins par leurs ancres ou les hélices de leurs moteurs.