Une mise en œuvre par palier

Les aménagements ont été réalisés de manière progressive : 3 phases de travaux étalées sur 3 ans afin d'obtenir la structuration souhaitée et de respecter les dynamiques écologiques du site étant donné que les stations sont différentes en fonction de l'altitude.

  • Une première phase en année 1 concernant la partie sommitale du site.
  • Une seconde phase en année 2 concernant la partie médiane.
  • Une troisième phase en année 3 concernant la partie inférieure.

Les coupes sont réalisées de manière "centrifuge". L'on part des lisières pour s'éloigner petit à petit. Cela permet de ne prélever que le nécessaire.

Le paysagiste contrôle en "direct" les coupes d'un autre point de vue, faisant face au versant afin d'ajuster si besoin.

Il est apparu que la présence du paysagiste était indispensable à la bonne réalisation des travaux et synéquanone à la bonne application du schéma prévu au départ.

Le résultat à la suite des 3 années est satisfaisant mais nécessite un suivi sur le long terme. A postériori il aurait peut-être fallu mettre en place un observatoire photographique de l’évolution de l’emprise pour un suivi plus précis.

Mission de terrain à Grande Glorieuse

Au cours d’une mission de terrain de 14 jours sur l’île Grande Glorieuse, le coordinateur scientifique du GCOI a déployé trois protocoles scientifiques différents visant à l’amélioration des connaissances sur les espèces potentielles de chiroptères de l’île et notamment concernant le Taphien de Maurice dont la présence est avérée.

 

La première phase a été la réalisation de transects acoustiques actifs sur l’ensemble de l’île afin de repérer les zones fréquentées par le Taphien de Maurice et d’identifier d’éventuelles autres espèces de chauve-souris. En s’appuyant sur les résultats de ces écoutes, des prospections visuelles ont été réalisées sur les zones fréquentées (notamment dans des cocoteraies) afin de repérer les zones de gîte et d’évaluer les effectifs de la population de Taphiens de Maurice. Des sessions de captures ont ensuite été réalisées au niveau de ces zones de gîte afin de récolter des prélèvements génétiques sur les individus de Taphiens de Maurice capturés. Des études génétiques seront réalisées à postériori, en partenariat avec les PIMIT, sur ces échantillons afin d’améliorer les connaissances concernant la répartition biogéographique de l’espèce et d’évaluer le rôle potentiel de Grande Glorieuse dans celle-ci.

  • Avoir obtenu l’autorisation d’accès à Grande Glorieuse via une campagne scientifique

  • Avoir obtenu une place pour un aller-retour dans les moyens de transports des FAZSOI

  • Avoir fourni un dossier médical complet et correct de l’opérateur aux TAAF

  • Avoir su s’adapter aux contraintes logistiques imposées par le FAZSOI pour effectuer les rotations vers et depuis les îles Eparses

  • Avoir su s’adapter aux contraintes météorologiques de l’île et rempli malgré tout, l’ensemble des objectifs prévus

  • Avoir créer un partenariat avec le PIMIT

  • Recensement du Taphien de Maurice uniquement, par écoute active

  • Identification des zones fréquentées par le Taphien de Maurice

  • Identification d’une zone de gîtes utilisées par le Taphien de Maurice (Sur la base vie, au sein d’une cocoteraie de 209 cocotiers)

  • Evaluation des effectifs à 10 individus dont un jeune non volant

  • Découverte que la population de Taphiens de Maurice est reproductrice sur l’île

  • Capture de 9 individus dont 7 différents, 4 femelles et 3 mâles

  • Prélèvements de 7 échantillons génétiques, salivaires et de fèces qui seront analysés à postériori

  • Relève de mesures biométriques sur l’ensemble des individus capturés

  • Futures analyses génétiques apportant des informations sur l’aire de répartition globale du Taphien de Maurice

Protocole d’écoute acoustique passif

Sur chaque île concernée par le projet, 2 enregistreurs à ultrasons de type SongMeter mini bat, ont été déployés lors de 2 sessions d’écoute par 7 agents des Terres australes et antarctiques françaises, formés au préalable par le GCOI à leur manipulation. Les deux sessions d’écoute ont eu lieu en hiver (décembre-janvier) et été austral (juillet-août), se basant sur les connaissances relatives au Taphien de Maurice. Posés durant 5 nuits, dans 4 types d’habitats préalablement sélectionnés, 20 nuits d’écoute par enregistreur et par session ont été enregistrées. Au total, 240 nuits d’écoute ont été enregistrées sur l‘ensemble des îles.

 

Les plans d’échantillonnage se sont basés sur les données des différents types de milieux présents sur les trois îles, fournies par le Conservatoire Botanique National de Mascarin.

 

Une fois les enregistrements récupérés, les données ont été traitées en suivant le protocole point fixe issu du dispositif VigieChiro géré par le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris permettant notamment de déterminer les espèces de chiroptères enregistrées dans les fichiers sons. Après le traitement automatisé de ces sons, une analyse acoustique manuelle a été réalisée par les salariés du GCOI afin d’identifier d’éventuelles espèces qui n’auraient pas été repérées par le logiciel.

  • Formation des agents TAAF par le GCOI à la manipulation des enregistreurs

  • Investissement et autonomie des agents TAAF dans la mise en place du protocole

  • Coopération du CBNM pour fournir les données des types de milieux de chaque île étudiée

  • Coopération avec le MNHN pour adapter le protocole point fixe à une autre aire d’étude que la métropole

  • Investissement des salariés du GCOI dans le traitement, l’analyse des sons et dans l’établissement des préconisations de gestion adaptées aux résultats de l’étude

  • Présence de deux espèces de chiroptères sur Grande Glorieuse

  • Absence de chiroptère sur Tromelin

  • Doute quant à la présence ou l’absence de chiroptère sur Europa

  • Bonnes expériences partenariales avec les TAAF, le CBNM et le MNHN

Mise en place des activités génératrices de revenus proprement dit

- Les formations et approvisionnement des groupes en intrants :

Les formations sont assurées par les consultants professionnels dans le domaine (SEMAGRI).  Elle consistait à renforcer les capacités des membres sur les techniques agropastorales en fonction de l’activité choisie. A la suite de cela les AVEC se procurent avec leurs fonds propres les intrants nécessaires au développement des activités

-Le développement des champs écoles/expérimentaux : ce sont les zones test dans lesquelles on met en pratique les formations reçues.  En fonction de l’activité, il y avait les champs écoles pour l’agriculture et des fermes écoles pour l’élevage. Ces espaces sont à gestion communautaire et les bénéfices sont reversés au groupe.  Ces champs permettent également aux membres d’identifier les activités qu’ils souhaiteraient mener.

L’implication de tous les bénéficiaires (membre du groupe porteur de l’AGR) dans la phase des travaux champêtres

Contribuer au développement des alternatives liées aux activités de pêches et de chasses dans le Paysage Douala-Edéa.

Susciter l’esprit entrepreneurial vert en chacun des apprenants.

Mise en place/création des Associations Villageoises d’Epargne et de Crédits

Elle consiste à regrouper les membres de la communauté et à créer des groupes à caractères mixtes et libres selon leur préférence sociale. Les AVEC sont créées dans des villages dont les populations répondent plus ou moins aux critères suivants : la proximité avec les aires protégées, les potentiels impacts des activités des communautés dans les aires protégées, l’importance de la communauté dans le circuit du mouvement des biens et des personnes, leur volonté à prendre part au projet.  Une fois que la majorité de ces conditions sont remplies, l’équipe rencontre la communauté avec la permission des autorités traditionnelles et une réunion de mobilisation des communautés est programmé.

Durant la rencontre, les objectifs du projet leur sont présentés et une période de réflexion leur est accordée afin qu’elle puisse réexaminer le projet et décider de son adhésion ou pas. En cas d’adhésion, l'équipe les accompagne dans le processus de mise en place de l’AVEC et celle-ci fonctionnera comme suit :

- Réunion hebdomadaire ou mensuel selon leur convenance 

- Un statut et un règlement intérieur est élaboré

- Un bureau de 5 à 7 membres élu chaque année

- L’AVEC comprend 15 à 30 membres

- Les Crédits avec intérêt sont autorisés

- Les épargnes et bénéfices sont distribués aux membres au prorata des parts épargnées.

Il s’agit entre autre de :

  • L’approbation des autorités locales à ce nouveau modèle de banque communautaire
  • La mobilisation des chefferies traditionnelles dans le rassemblement des membres des communautés aux réunions de concertation
  • La disponibilité des communautés pour ce nouveau type de modèle d’épargne communautaire
  • L’engagement de plus de femme lors des réunions d’échange
  • Laisser le libre arbitre aux communautés, le choix des membres de leur groupe
  • Toujours tenir compte du contexte social d’intervention avant de pouvoir mettre sur pieds ce genre de mécanisme de banque communautaire, car dans une de nos zones d’intervention, dont les communautés sont à caractère hétérogène du point de vue de sa population, on y notait une forte présence d’expatriés tels que : les nigérians; maliens, ghanéens et camerounais. La création des banques communautaires AVECs n’a pas réussi dans cette localité due à la non-stabilité des membres de cette population
  • Le partage des intérêts générés par les emprunts, doit être réparti de façon équitable à fin d’éviter tous conflits entre les membres du groupe
  • L’importance de vivre en communauté et ceci afin de promouvoir la solidarité et l’entraide
Constitution et formation de l’équipe de facilitation pour conduire l’évaluation SAPA

L’évaluation des impacts sociaux à l’aide de l’outil SAPA implique la mise en place d’une équipe de facilitation pluridisciplinaire qui associe une diversité d’acteurs et de compétences en vue de mener à bien le processus. La coordination de cette équipe se devait d’être assurée par un expert spécialiste de la méthode SAPA. Au regard de l’absence d’expert de la méthode SAPA au niveau local, nous avons recouru à un expert au niveau régional. Pour cela, après avoir pris contact avec l’expert SAPA, l’équipe locale a été constituée se composant de six personnes ressources aux compétences diverses mais complémentaires en matière de gestion des aires protégées. L’équipe de facilitation locale a bénéficié de plusieurs sessions de formation à distance sur la méthodologie SAPA afin de mieux cerner les spécificités de cette évaluation. La réussite de cette étape de constitution de l’équipe de facilitation a été déterminante dans le processus d’évaluation et sur la qualité des résultats.

L’existence d’un manuel descriptif de la méthodologie SAPA a été d’une grande utilité pour l’équipe locale d’évaluation qui a pu, en plus des séances de formation donnée par les experts, se servir du manuel pour comprendre en détails les subtilités de chaque étape d’évaluation.

La disponibilité de compétences locales adaptées à l’évaluation SAPA et ayant une bonne maîtrise du contexte d’intervention a facilité l’évaluation.

 

La réalisation de cette formation à l'endroit des experts locaux nous a montré que les compétences disponibles localement sont d'une grande valeur et qu'il est possible de les gérer à bien pour avoir les résultats voulus.

Validation des documents techniques avec l’ensemble des parties prenantes

Deux documents techniques ont été élaborés pendant la mise en œuvre de cette subvention dont la validation par les parties prenantes a constitué la dernière étape de l’approche participative. En effet, les informations agrégées sur les valeurs majeures du PNT, les pressions/menaces associées et les solutions envisagées, ont été consolidées par l’équipe technique de la DZSO pour constituer un document de synthèse. La rédaction de ce document a également bénéficié de l’appui des personnes ressources de la communauté scientifique mobilisées lors de l’atelier de synthèse. Il en est de même pour le dispositif de suivi des valeurs majeures du PNT non encore suivies. Cette phase de validation des documents techniques a permis non seulement de finaliser ces documents, mais aussi de saisir l’opportunité d’informer les différentes parties prenantes sur la mise en œuvre de la subvention du Programme BIOPAMA.

Disponibilité et représentation des différentes catégories d’acteurs de la gestion du PNT.

L’engagement des parties prenantes dans la mise en œuvre de cette subvention a permis aux gestionnaires de combler les lacunes d’informations dans le processus de candidature du PNT à la Liste Verte de l’UICN.

Engagement de la communauté scientifique

Des universités et centres de recherche partenaires de l’OIPR ont été impliqués dans le processus de mise en œuvre de la subvention. Il s’agit de l’Université Nangui Abrogoua (UNA) d’Abidjan, de l’Université Jean Lorougnon Guédé (UJLoG) de Daloa, de l’Université de Man (UMAN), le Centre international pour la Recherche en agroforesterie (ICRAF) et le Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d'Ivoire (CSRS). Les personnes ressources de la communauté scientifiques mobilisées sont des enseignants-chercheurs de diverses spécialités (Botanique, Ethnobotanique, Ecologie végétale, Ecologie animale, Socio-Anthropologie, Biodiversité et valorisation des écosystèmes). Elles ont pris une part active dans l’élaboration et la validation des documents techniques. Il convient de relever également que toutes les séances techniques ont été présidées par un enseignant-chercheur.

Des conventions de partenariat existent entre l’OIPR et la plupart des Universités et Centres de Recherche en Côte d'Ivoire qui œuvrent dans le domaine de la gestion de la biodiversité et des ressources naturelles.

L’existence de conventions de partenariat avec les Universités et Centres de Recherche a facilité la mobilisation, dans un délai assez court, des personnes ressources de la communauté scientifiques avec très peu de moyens mis à notre disposition. Il faudra poursuivre la signature d’autres conventions de collaboration qui facilitent et contribuent de manière significative à la mise en œuvre des activités de gestion.

Engagement des communautés locales

La première étape a été axée sur la mobilisation des communautés locales pour l’identification participative des valeurs majeures du PNT d’une part, et d’autre part, des pressions/menaces y associées. La mobilisation de cette partie prenante a également été déterminante pour la formulation des solutions de façon participative. Notre démarche a consisté à identifier les personnes ressources à impliquer dans la collecte d’informations sur les valeurs de l’aire protégée en privilégiant leur parfaite connaissance de la culture locale et des us et coutumes. Il s’agit principalement des autorités coutumières notamment les chefs canton, chefs de terre, de chefs de villages d’une part, et des leaders d’opinion et des responsables d’associations de femmes et de jeunes.

Les communautés locales constituent la partie prenante la plus impliquée dans la mise en œuvre de la solution. En effet, ce sont 232 riverains issus des 5 secteurs de gestion dont 67 femmes qui ont participé aux ateliers communautaires. Par ailleurs, 10 représentants (2 par secteurs de gestion) de ces communautés dont 4 femmes ont été mobilisés pour les ateliers de validation des documents techniques.

L’un des facteurs de réussite a été l’implication des Chefs coutumiers et leaders d’opinion dans la planification des rencontres communautaires d’identification des valeurs majeures de l’aire protégée. Ensuite, l’implication de toutes les composantes des communautés lors des échanges ; femmes, jeunes et sachants. Enfin, l’attachement des communautés aux services fournis par le PNT.

La mise en œuvre de la subvention a montré que les communautés locales restent fortement liées au Parc national de Taï à travers la culture locale et leurs besoins socio-économiques.

Dialogue et identification des priorités

Cela tient à un processus suivi en plusieurs phases:

  • Une phase d’échanges avec des acteurs municipaux ;

  • Une phase de travail communautaire ;

  • Une phase d’analyse et de traitement des informations collectées ;

  • Présentation des informations collectées en atelier, échanges et intégration dans l’outil IMET chaque fois que le consensus est trouvé;

  • Restitution des résultats générés par l’IMET aux parties prenantes

  • La libéralisation de la parole permettant à chaque acteur de s’exprimer même pour exprimer son mécontentement.
  • La recherche permanente du consensus
  • Le remplissage de manière transparente à l’écran quand le consensus est atteint et donnant la possibilité à tous de voir les informations insérées dans le formulaire
  • Le commentaire en plénière des graphs de présentation des résultats
  • Les Coachs ont des agendas parfois trop chargés du fait qu’ils assument d’autres fonctions importantes.
  • Une fois le coach retenu, il faut discuter intensément avec lui sur le projet, la planification, les conditions minimales requises pour réaliser l’IMET, la préparation des acteurs ….
  • Le dialogue ouvert rassure les parties prenantes de leur implication mais est souvent émaillé de phases de tension où le coach use de son expérience pour calmer le jeu
  • A la fin, l’exercice est mutuellement enrichissant pour les acteurs/parties prenantes et aussi pour le Coach qui apprend à adapter l’outil à une forêt communale